La fin est un bon début

Hier, j’ai rendu les clefs du site du Centre de recherches d’histoire nord-américaine. Je suppose que désormais, je n’ai plus aucune attache universitaire.

J’avais pourtant tout fait pour jouer les prolongations. J’ai réussi à corrompre la base contenant toutes mes données et toutes ses sauvegardes au beau milieu de la rédaction de mon mémoire de master 2. J’ai continué à participer aux travaux du programme CorAm bien après avoir enfin achevé mes travaux de master et obtenu mon diplôme. J’ai conservé la gestion des sites de deux institutions dont je ne savais pourtant plus rien du quotidien. Mais le temps passe, et l’envie aussi.

Il m’est toutefois impossible de croire que tout est vraiment fini : je ne peux simplement pas laisser tant de questions en suspens, tant de souches de recensement dans la poussière virtuelle, tant de pistes inexplorées et tant de solutions historico-informatiques dans un coin de ma tête. Un jour, si l’on m’en laisse la chance, je soutiendrais une thèse. Avant, il me faudra mettre mes notes au propre, reprendre le dépouillement des sources, élaborer des stratégies de traitement informatisé, et prêter à nouveau attention à l’actualité de la recherche.

Demain, je reprendrai les clefs de mon étude. Je suppose que désormais, je n’ai plus aucune contrainte universitaire.

Citer cet article : Anthony Nelzin-Santos, « La fin est un bon début », Informathistorien, 23 avril 2012 (https://informathistorien.fr/la-fin-est-un-bon-debut/, consulté le 28 May 2017).